Adopter des outils stratégiques pour la prévention et la maîtrise des maladies animales transfrontalières dans l’espace CEDEAO

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Gestion des ravageurs

Adopter des outils stratégiques pour la prévention et la maîtrise des maladies animales transfrontalières dans l’espace CEDEAO

Bâtir une communauté pouvant anticiper les crises sanitaires, détecter précocement les menaces, partager rapidement l’information et répondre de manière coordonnée et efficace.

C’est le souhait exprimé par la représentante résidente de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), au Togo, Mme Deweh Emily Gray, le mardi 6 octobre 2026, à Lomé, la capitale togolaise, à l’ouverture de la 11ème réunion annuelle des réseaux de santé animale sur le thème « Renforcement de la surveillance et du contrôle des maladies animales transfrontalières dans l’espace CEDEAO ».

Pour Mme Deweh Emily Gray, le choix de ce thème n’est plus à démontrer, puisqu’il reflète l’engagement de la Cédéao à protéger les ressources animales, à soutenir le développement économique de ses États membres et à promouvoir l’intégration régionale.

Au nombre des ressources animales, elle a cité l’élevage qui constitue une composante capitale de l’économie agricole ouest-africaine, indiquant qu’il contribue significativement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout comme il représente une source importante de revenus pour les populations.

« Cependant, ce secteur vital demeure exposé à des menaces persistantes et réémergentes liées aux maladies animales transfrontalières, notamment la Peste des Petits Ruminants (PPR), la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), la Fièvre Aphteuse, l’Influenza Aviaire et la Rage », a déclaré Mme Deweh Emily Gray.

Abondant dans le même sens, le ministre togolais de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et de la Souveraineté alimentaire, par la voix de son directeur de Cabinet, Dindiogue Konlani, a esquissé quelques pistes en vue de mieux faire face à ces menaces.

« Face à ces menaces sanitaires, aucun pays ne peut y parvenir seul. La lutte contre les maladies animales est, par essence, une affaire de solidarité et d’action collective », a-t-il suggéré.

Aussi bien Dindiogue Konlani que Mme Deweh Emily Gray ont exhorté les participants à mener des débats constructifs et fructueux devant permettre de déboucher sur des recommandations pertinentes pour renforcer davantage la surveillance et le contrôle des épizooties.

Pour leur part, le représentant de l’Organisation des nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Lionel Gbaguidi, et la directrice du Bureau interafricain des Ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA), Dr Huyam Salih, représentée par la Coordonnatrice régionale du Contrôle et de l’Eradication de la Peste des petits ruminants en Afrique de l'Ouest, Dr Perdita Hilary Lopes, ont exprimé leurs remerciements à la Cédéao et au Centre régional de santé animale (CRSA) pour leur leadership constant dans la promotion de la coopération régionale en matière de santé animale.

Ils ont réitéré leur engagement à travailler avec la Cédéao, ses États membres et des institutions régionales pour renforcer l’action coordonnée contre les maladies animales transfrontalières, soutenir les laboratoires vétérinaires et développer des systèmes d’information capables de fournir des données fiables pour une prise de décision rapide et coordonnée.

La présente réunion a pour objectifs de consolider la gouvernance régionale de la santé animale, de renforcer la coordination entre les divers acteurs et d’adopter des outils stratégiques et opérationnels essentiels à la prévention, la détection précoce et la maîtrise des maladies animales transfrontalières.

Au nombre de ses participants figurent des chefs de Services vétérinaires, de présidents des Ordres nationaux vétérinaires, de points focaux des réseaux régionaux des laboratoires de santé animale (RESOLAB) et de surveillance épidémiologique (RESEPI) des États membres de la Cédéao et du Sahel.

Des représentants du Centre régional de santé animale (CRSA), de l'Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) et du Centre régional de contrôle des maladies de la Cédéao ainsi que des partenaires techniques et financiers participent aussi aux travaux.

   

   

Ils auront notamment analyser et adopter la plateforme électronique du Système régional d’information en santé animale (SRISA) développée par le CRSA et destinée à améliorer la collecte, l’analyse, le partage et l’utilisation des données zoo sanitaires pour une prise de décision rapide et coordonnée.

En marge de la rencontre se tiendra une réunion des ministres en charge de la Santé animale de la Cédéao destinée à valider les stratégies régionales pour la protection et la conservation des ânes à l'horizon 2030, pour la prévention et le contrôle de la fièvre aphteuse en Afrique de l'Ouest (2026-2030) et pour la prévention et de contrôle de l’Influenza aviaire de haute pathogénicité et les plans d’actions (2026 - 2031).

Cette 11ème réunion annuelle des réseaux de santé animale est organisée par le Centre régional de santé animale (CRSA), une agence spécialisée de la Commission de la Cédéao. Initialement basé à Bamako, au Mali, il est maintenant à Bissau, en Guinée-Bissau.

Créé en 2012, le CRSA est chargé de renforcer la coopération régionale en matière de santé et de bien-être animal. Il a essentiellement pour mission de coordonner et d’harmoniser les politiques et interventions des États membres de la Cédéao dans la prévention et le contrôle des maladies animales transfrontalières et des zoonoses.

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Pour plus d’informations, veuillez contacter : Direction de la Communication, Commission de la CEDEAO Twitter: @ecowas_cedeao – Facebook: Ecowas-Cedeao - www.ecowas.int

A propos de la CEDEAO

C'est le 28 mai 1975 que les chefs d'État et de gouvernement de quinze pays d'Afrique de l'Ouest ont créé la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en signant le traité de la CEDEAO, à Lagos, au Nigeria.

Le traité de Lagos a été signé par les 15 chefs d'État et de gouvernement du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo, avec pour mission déclarée de promouvoir l'intégration économique dans la région. Le président sénégalais était représenté par le ministre des Affaires étrangères. Le Cabo Verde a rejoint l'Union en 1977. Le seul membre arabophone, la Mauritanie, s'est retiré en décembre 2000. La Mauritanie a récemment signé un nouvel accord d'association en août 2017. Le 29 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont officiellement retirés de la CEDEAO.

Les États membres actuels de la CEDEAO sont le Bénin, le Cabo Verde, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo.

Considérée comme l'un des piliers de la Communauté économique africaine, la CEDEAO a été créée pour promouvoir l'idéal d'autosuffisance collective de ses États membres. En tant qu'union commerciale, elle vise également à créer un grand bloc commercial unique par le biais de la coopération économique.

Les activités économiques intégrées envisagées dans la zone, dont le PIB combiné s'élève à 734,8 milliards de dollars, concernent, entre autres, l'industrie, les transports, les télécommunications, l'énergie, l'agriculture, les ressources naturelles, le commerce, les questions monétaires et financières, ainsi que les questions sociales et culturelles.

En 2007, le Secrétariat de la CEDEAO a été transformé en Commission. La Commission est dirigée par le président, assisté d'un vice-président, de cinq commissaires et du vérificateur général des institutions de la CEDEAO, composé de bureaucrates expérimentés qui assurent la direction de cette nouvelle orientation.

Le budget de la CEDEAO est essentiellement financé par les recettes collectées par le biais de la taxe communautaire. Cette taxe a été introduite pour financer ses activités. Le taux de la taxe communautaire est fixé à 0,5 % de la valeur CAF des marchandises importées des pays non-membres de la CEDEAO.

Dans le cadre de ce processus de renouvellement, la CEDEAO met en œuvre des programmes critiques et stratégiques qui permettront d'approfondir la cohésion et d'éliminer progressivement les obstacles identifiés à une intégration complète. De cette manière, les quelque 300 millions de citoyens de la communauté pourront finalement s'approprier la réalisation de la nouvelle vision qui consiste à passer d'une CEDEAO d'États à une « CEDEAO des peuples » : Paix et prospérité pour tous" d'ici 2050.